LACHUTE - Les amateurs de cabaret en ont eu pour leur argent en fin de semaine dernière, avec les deux représentations du spectacle Absinthe, Corset et Cabaret, des Productions Oulala!
Le Théâtre des petits bonheurs était bondé pour ces deux soirées bien arrosées où les tabous n’avaient pas leur place. Costumes frivoles et numéros accrocheurs, les artistes ont fait lever la foule, de plus d’une manière.
Le tout a commencé par le classique acte Willkommen, de la célèbre comédie musicale Cabaret. Sur scène, Natacha Monette, Stéphane Mainguy, Roberta Arguello, Magdalèna Ferland et David Leboeuf ont ouvert les portes du cabaret, cet endroit où tout est permis pour faire rire et pour le plaisir des yeux.
Le maître de cérémonie a venté les vertus de la virginité éphémère, car, au cabaret, le péché de la chair n’en est point un, s’il est serti de diamants et couvert de baisers écarlates.
Après un numéro aguichant sur les paroles de Lady Marmelade, les jarretelles ont fait place à la jaquette d’hôpital de David Leboeuf, qui avait le béguin pour son docteur. Un amour maladif qui a bien fait rire le public, qui était désireux de reluquer sous la jaquette.
Marilyn est aussi venue faire son petit tour, question de souhaiter joyeux anniversaire à ses présidents. Mais nul besoin d’être un Kennedy, car, cette fois, l’affaire était platonique. La réincarnation de la bombe blonde était toujours aussi amoureuse de ses diamants, un petit bonheur des plus éternels.
Trêve de coquineries, Magdalèna Ferland et Stéphane Mainguy ont conquis le public avec un hymne à l’amour séduisant. Le temps d’un medley de chansons romantiques, les spectateurs se sont rappelés leurs moments passionnés, comprenant que dans la vie, une chance qu'on s'a.
Mais l’absinthe a vite fait oublier les souvenirs sirupeux et le temps était venu de se trémousser le popotin et de jouer des hanches pour une prestation de flamenco et de baladi. L’atmosphère était chaude, le travesti et le gigolo sont ensuite venus brouiller les cartes et émoustiller les femmes.
La perruque et la chemise enlevées, il fallait alors retrouver une certaine classe dans cette décadence. Au pied du lampadaire, le gigolo a enfilé sa redingote pour danser sous la pluie et le travesti est redevenu un homme, seul dans la loge, à côté de la cage aux folles.
La soirée tirait à sa fin, et les lumières du cabaret étaient tamisées. Lachute n’est peut-être pas New York, mais, pour une nuit, le cabaret l’a transformée en ville qui ne voulait pas dormir.
« Ce qui se passe au cabaret reste au cabaret », a dit Miss Scarlet, alias Natacha Monette. Dans ce cas, il faudra attendre au 8 octobre prochain, sur la scène du Top-Shot, pour revoir ces charmantes femmes au petit je-ne-sais-quoi et leurs hommes qui n’ont pas froid aux yeux.
C’est donc un rendez-vous. Jamais deux sans trois que l’on dit. Essayez-le, sans tabou...






